Cas clients — missions EINS réalisées
Quatre exemples de missions représentatives de notre activité. Les noms d'établissements sont anonymisés à la demande des clients, conformément à notre engagement de confidentialité.
2023 — 14 semaines
Contexte et problématique
Une discothèque de 420 m² implantée en sous-sol d'un immeuble haussmannien du 2e arrondissement de Lyon reçoit une mise en demeure préfectorale suite à une série de plaintes de résidents des étages supérieurs. L'établissement, en activité depuis 11 ans, n'a jamais réalisé d'EINS. La mise en demeure fixe un délai de 90 jours pour la remise d'un rapport conforme.
L'acousticien partenaire identifie lors de la visite de diagnostic un double problème : les basses fréquences (63–250 Hz) se transmettent par voie structurale à travers le plancher béton non traité, et le système de sonorisation — remplacé deux ans plus tôt par un système plus puissant — n'est pas calibré vis-à-vis des émergences.
Solution mise en œuvre
Pose d'un complexe masse-ressort (dalle flottante + plafond suspendu sur ressorts) sur 185 m² de zone de danse, doublé d'un traitement des liaisons mécaniques (gaines, poteaux). Réglage et scellement du LPA par notre acousticien. Mesures de validation réalisées 3 semaines après la fin du chantier : conformité démontrée sur toutes les bandes d'octave.
2024 — 7 semaines
Contexte et problématique
Un porteur de projet acquiert un local commercial de 220 m² en rez-de-chaussée d'un immeuble du centre de Bordeaux pour y ouvrir un bar proposant des concerts acoustiques amplifiés trois à cinq fois par semaine. L'immeuble des années 1930 comporte sept logements aux étages.
La mission EINS est commandée en phase de travaux d'aménagement — avant toute mise en service. L'acousticien réalise une EINS prévisionnelle fondée sur les plans du local, les caractéristiques du système de sonorisation retenu, et une mesure du bruit résiduel dans les appartements du premier étage (avec accord des locataires).
Solution mise en œuvre
L'EINS prévisionnelle révèle que la configuration initiale du projet (enceintes en colonne orientées vers le plafond) génèrerait des émergences de +6,3 dB en 125 Hz au premier étage. Deux prescriptions intégrées en cours de chantier permettent d'atteindre la conformité : remplacement des enceintes colonnes par des diffuseurs directifs cardioïdes orientés vers le public, et ajout d'un faux-plafond à ressorts sur la zone scène (28 m²). LPA réglé à −4 dBu sous le seuil prévisionnel de non-conformité.
Comparaison avant / après prescription
| Bande (Hz) | Config. initiale | Après prescription | Statut |
|---|---|---|---|
| 125 Hz | +6,3 dB | +1,8 dB | ✓ |
| 250 Hz | +4,7 dB | +2,1 dB | ✓ |
| 500 Hz | +3,1 dB | +1,4 dB | ✓ |
| 1 000 Hz | +2,3 dB | +1,1 dB | ✓ |
| 2 000 Hz | +1,9 dB | +0,9 dB | ✓ |
| 4 000 Hz | +1,6 dB | +0,7 dB | ✓ |
Point de mesure : appartement T3, 1er étage, chambre sur cour. Bruit résiduel : 38 dB(A). Seuil : résiduel +3 dB.
2024 — 9 semaines
Contexte et problématique
Un festival de musique bretonne et de folk celtique, 4 500 entrées sur deux jours, installé sur un champ agricole en bordure d'un bourg de 1 800 habitants. Deux scènes principales et une scène acoustique. L'édition précédente avait donné lieu à 14 plaintes de riverains, sans suite juridique mais avec une lettre d'avertissement de la préfecture.
La mission est commandée 10 semaines avant le festival. Le point critique identifié dès la première analyse cartographique est la présence d'un hameau de 12 maisons à 85 mètres au sud de la scène principale, dans la direction des vents dominants estivaux (secteur sud-ouest, fréquence 68 % en août).
Solution mise en œuvre
La modélisation prévisionnelle avec vent portant à 8 m/s (conditions retenues : percentile 90 des vitesses d'août) montre que la scène principale dans sa configuration initiale génère 74 dB(A) au hameau, soit +30 dB au-dessus du résiduel de nuit (44 dB(A)).
Trois mesures combinées permettent d'atteindre la conformité : réorientation de la scène principale à 28° vers le nord-nord-est (le dos au hameau), ajout d'un delay cluster arrière pointant vers la foule du fond (réduisant la puissance du système principal de 4 dB), et limitation du niveau global à 96 dB(A) en régie. Un acousticien assure le suivi temps réel avec deux sonomètres aux points PR1 et PR3 le samedi soir (créneau horaire le plus défavorable).
2023 — 5 semaines
Contexte et problématique
Une commune de 3 200 habitants en Haute-Savoie dispose d'une salle polyvalente de 320 m² construite en 1987, mitoyenne d'une rangée de maisons individuelles. La salle est utilisée par 14 associations locales pour leurs activités, dont plusieurs proposent des soirées dansantes amplifiées régulières. Suite à l'entrée en vigueur de l'arrêté du 17 avril 2023, le maire reçoit une note de la préfecture rappelant l'obligation EINS.
La commune souhaite une solution unique couvrant l'ensemble des associations locataires, sans que chacune d'elles ait à commander sa propre étude. La mission intègre la rédaction d'un règlement d'usage acoustique contraignant et d'une clause type à intégrer dans les conventions de mise à disposition.
Solution mise en œuvre
Les mesures révèlent une non-conformité sur le mur mitoyen côté nord : 4,8 dB d'émergence globale et 3,9 dB sur la bande 500 Hz. Le traitement retenu — traitement ponctuel de la paroi mitoyenne (doublage phonique 12+12 cm sur 38 m²) plus réglage d'un LPA — permet d'atteindre la conformité pour un coût de 6 800 € HT, restant dans les capacités budgétaires de la commune.
Le règlement d'usage acoustique intégré aux conventions associatives fixe le niveau maximal à 88 dB(A) en régie (valeur sûre vis-à-vis du seuil LPA), l'horaire limite à 23 h 30, et l'obligation d'utiliser le LPA communal pour toute manifestation amplifiée.
Synthèse des mesures — avant / après
| Critère | Avant | Après |
|---|---|---|
| Émergence globale | +4,8 dB(A) | +2,1 dB(A) |
| 125 Hz | +3,8 dB | +1,6 dB |
| 250 Hz | +4,1 dB | +1,9 dB |
| 500 Hz | +3,9 dB | +1,7 dB |
| 1 000 Hz | +2,6 dB | +1,3 dB |
| 2 000 Hz | +2,1 dB | +0,9 dB |
| 4 000 Hz | +1,4 dB | +0,6 dB |
Leçon de ce cas : les bâtiments de 1987 construits sans isolation phonique spécifique présentent fréquemment des parois mitoyennes à indice Rw de 38 à 42 dB — insuffisant face aux basses fréquences amplifiées. Un doublage ciblé sur la paroi mitoyenne, sans refaire toute la salle, est dans la majorité des cas suffisant pour atteindre la conformité.
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Questions sur nos références
Oui, dans le cadre d'un engagement de confidentialité. Pour les grandes structures (SMAC, festivals labellisés, chaînes de restauration), nous pouvons, avec accord préalable du client, fournir le nom et les coordonnées d'un interlocuteur disponible pour témoigner de la mission. Pour les établissements plus petits, la confidentialité est la règle par défaut. Contactez-nous pour toute demande de référence spécifique à un segment (type d'établissement, région, taille).
La question est légitime. Sur 340+ missions, nous avons eu 3 cas où les contraintes architecturales ou budgétaires ont rendu impossible l'atteinte de la conformité dans les conditions d'exploitation initiales. Dans ces cas, nos recommandations ont conduit à des adaptations de l'exploitation (réduction du niveau, modification des horaires, changement de configuration de scène) permettant d'atteindre la conformité, mais avec des contraintes plus importantes pour l'exploitant. Nous n'avons jamais remis un rapport EINS concluant à une conformité qui n'était pas réelle.
Les configurations atypiques — sous-sol profond, bâtiment classé, structure bois, festival en zone naturelle protégée, salle en milieu industriel — font partie de nos missions régulières. Notre réseau de 18 acousticiens partenaires couvre un large spectre de configurations constructives et de contextes réglementaires. Si votre situation sort de l'ordinaire, décrivez-nous le contexte : nous évaluerons honnêtement si nous sommes en mesure de traiter le dossier ou s'il requiert une expertise complémentaire spécifique.